Le fait de rendre obligatoire la participation de chaque médecin à trois sessions de DPC indemnisées pose le problème de leur financement !
En effet en supposant que les actions soient des soirées de 2 h au coût pédagogique de 150 euros, indemnisées à 3C de l’heure et que les 122 000 médecins respectent l’obligation qui leur est faite, la note dépasse déjà les 100 millions d’euros sans compter les frais de gestion de l’OG-DPC et du CSI !
Quelle valeur pédagogique peut-on espérer de formats type « Mac-Do » ou « reader Digest » de ces formations ?
Que reste-t-il alors pour le financement d’autres actions de formation ?
La contribution conventionnelle des Caisses, argent des médecins retenu à la source est détournée de ses objectifs sans aucune contrepartie sur la valeur des honoraires.
Dans ce nouveau contexte, quelles ressources restent-t-ils pour accompagner les médecins libéraux dans leur formation continue professionnelle en respectant leurs besoins et leur libre choix ?
La loi les oblige également à cotiser au FAF-PM, mais comment cet organisme dont les ressources restent limitées aux alentours de 5,5 millions d’euros pourrait-t-il faire face à ce nouvel afflux de demandes plus satisfaites par l’OGC avec si peu de moyen ? D’autant plus que d’autres nouveaux besoins d’adaptation à l’exercice de la médecine voient le jour qui vont obliger chacun d’entre nous à les appréhender : Application de l’outil informatique (DMP, Télé-tranmission télé-médecine, E-learning …..)
Quoiqu’il en soit il faut réclamer une augmentation des ressources nécessaires à l’épanouissement d’une FMC indépendante gérée par la profession organisée.
Docteur Didier Vignon
CSFMF-37
Président du FAF-PM
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