Future CAC 40 c’est quoi : un contrat à terme standardisé, échangé sur Euronext Paris, dont la valeur suit point pour point l’indice parisien. Un point vaut 10 €, soit un notionnel de 77 828 € par contrat quand le CAC 40 cote 7 782,82 points, niveau relevé le 26 octobre 2026. Le contrat n’achète pas 40 actions : il transfère une exposition à l’indice, avec un dépôt de garantie et un règlement en espèces à l’échéance.
Avertissement sur les risques. Un contrat à terme est un instrument à effet de levier : une variation de 1 % de l’indice modifie le notionnel de 778 €, alors que le dépôt de garantie demandé par le courtier est très inférieur à ce montant. La majorité des comptes de particuliers perdent de l’argent sur les produits à effet de levier. Si vous passez par un contrat sur différence sur indice, le plafond européen pour un particulier est de 20:1, et non de 30:1 comme sur les grandes paires de devises.
Future CAC 40 c’est quoi exactement
Un future est un engagement ferme d’acheter ou de vendre un actif à une date future, à un prix fixé aujourd’hui. Sur le CAC 40, l’actif sous-jacent n’est pas livrable : personne ne livre 40 actions à l’échéance. Le contrat est réglé en espèces, sur la base d’un prix de liquidation calculé par la bourse à partir de la moyenne des cotations de l’indice entre 15 h 40 et 16 h, le dernier jour de bourse du mois d’échéance.
Deux conséquences en découlent. Le future n’est pas un placement : vous ne devenez pas actionnaire, vous ne percevez aucun dividende. Et le contrat a une durée de vie : il faut le solder ou le reporter avant l’échéance, sinon il est liquidé au prix de règlement.
Le future se distingue du contrat sur différence par son cadre. Il est négocié sur un marché réglementé, compensé par une chambre de compensation, avec des échéances standardisées. Le contrat sur différence est un contrat de gré à gré avec un courtier, sans échéance, avec un financement quotidien. Le premier est l’outil des professionnels, le second celui des particuliers, et leurs coûts ne se comparent pas de la même façon.
Les caractéristiques du contrat FCE
Les spécifications sont publiques et vérifiables sur la page de la bourse. Elles tiennent en quelques lignes.
- Code contrat : FCE, négocié sur Euronext Paris.
- Taille : 10 € par point d’indice. À 4 100 points, le contrat valait 41 000 € lors de la rédaction de la fiche ; à 7 782,82 points, il vaut 77 828 €.
- Pas de cotation : 0,5 point sur le carnet central, soit 5 € par contrat.
- Échéances: mensuelles sur les trois premiers mois, trimestrielles sur mars, juin, septembre et décembre, puis semestrielles jusqu’à 60 mois.
- Dernier jour de bourse : le troisième vendredi du mois de livraison, négociation arrêtée à 16 h, heure de Paris.
- Règlement : en espèces, sur la base du prix de liquidation calculé ce jour-là.
- Horaires : de 8 h à 22 h, avec une session de nuit de 18 h 30 à 22 h qui reste compensée le jour même.
- Compensation : Euronext Clearing.
Le pas de cotation de 5 € reste fin rapporté à un notionnel de 77 000 €, ce qui explique pourquoi l’outil est peu adapté à un compte de 2 000 €.
À quoi sert un future dans un portefeuille
Trois usages dominent. Le premier est la couverture. Un gérant qui détient un portefeuille d’actions françaises et redoute une correction peut vendre des futures CAC 40 plutôt que de liquider ses lignes. Il conserve ses titres, leurs dividendes et leur horizon, tout en neutralisant temporairement l’exposition au marché. C’est l’usage historique du produit.
Le deuxième est l’exposition rapide. Un investisseur qui veut être exposé au marché parisien sans acheter les 40 lignes du CAC 40 utilise le future. Le troisième est l’arbitrage entre le future et le panier d’actions, ou entre deux échéances, et relève de professionnels équipés en exécution et en financement.
Pour un particulier, l’intérêt se limite souvent à la couverture d’un portefeuille existant ou à une exposition de courte durée. Le reste du temps, un ETF éligible au PEA remplit la même fonction, sans appel de marge.
Combien coûte vraiment un contrat
Le prix affiché n’est pas le montant décaissé. Pour ouvrir une position, le courtier demande un dépôt de garantie, appelé marge initiale, dont le montant dépend de sa politique et de la volatilité du marché. Ce dépôt représente une fraction du notionnel, et il est révisé. Chaque soir, la position est valorisée au prix de compensation : si elle perd, la perte est débitée du compte et le solde doit rester au-dessus de la marge exigée. C’est l’appel de marge.
Un contrat à 7 782,82 points vaut 77 828 €. Une baisse de 1 % représente 778 € de perte, une baisse de 5 % représente 3 891 €. Avec un dépôt de garantie de 8 000 €, cette baisse en consomme la moitié. Sur un portefeuille d’actions, le même mouvement ne change rien tant que vous ne vendez pas.
Il faut y ajouter les commissions, facturées par contrat et par côté, et l’écart entre le prix du future et le niveau de l’indice. Cet écart, appelé base, reflète le coût du financement jusqu’à l’échéance diminué des dividendes attendus.
Future, CFD ou SRD, trois façons de s’exposer au CAC 40
Le contrat sur différence sur indice est l’équivalent grand public du future. Il donne la même exposition, sans échéance, avec un financement quotidien et un plafond de levier de 20:1 pour un particulier européen. Sa souplesse a un prix : le coût de portage s’accumule nuit après nuit, y compris le week-end, et le courtier peut modifier ses conditions.
Le service de règlement différé permet d’acheter des actions avec un règlement reporté à la fin du mois. Il porte sur des titres réels, avec dividendes et droits de vote, et le levier y est plus faible.
Le choix dépend donc de l’objectif. Couvrir un portefeuille sur quelques semaines relève du future ou du contrat sur différence. S’exposer à long terme au marché français relève d’un ETF. Prendre une position sur une action précise relève du comptant ou du service de règlement différé.
Questions fréquentes
Peut-on perdre plus que son dépôt sur un future ?
Oui, en théorie. Un future est un engagement ferme : si le marché bouge fortement contre vous et que l’appel de marge n’est pas couvert, la position est liquidée et la perte peut dépasser le dépôt initial. La protection du solde négatif s’applique aux contrats sur différence proposés aux particuliers dans l’Union européenne, pas à un future négocié sur un marché réglementé.
Faut-il livrer quelque chose à l’échéance ?
Non. Le CAC 40 est un indice, il n’est pas livrable. Le contrat est soldé en espèces sur la base du prix de liquidation calculé le dernier jour de bourse. Vous ne recevez ni actions ni dividendes.
Ce qu’il faut retenir
Le future CAC 40 est un contrat standardisé de 10 € par point, compensé par Euronext Clearing, avec des échéances mensuelles et trimestrielles et un règlement en espèces le troisième vendredi du mois. À 7 782,82 points, un contrat représente 77 828 € de notionnel, pour un dépôt de garantie très inférieur.
Son intérêt réel est la couverture et l’exposition rapide, pas le pari directionnel sur un petit compte. Le particulier qui veut suivre le CAC 40 trouvera dans un ETF éligible au PEA un outil plus simple. Le future devient pertinent quand la précision de l’exposition et la durée courte comptent plus que la simplicité.
Sources consultées le 26 octobre 2026 : fiche de spécifications du CAC 40 Index Future publiée par Euronext, niveau de l’indice CAC 40 au 26 octobre 2026, mesures d’intervention de l’ESMA sur les CFD et les options binaires du 27 mars 2018.