Entreprise CAC 40 : la liste complète et à jour des 40 sociétés

Une entreprise CAC 40 n’entre pas dans l’indice par hasard. Elle est retenue pour la taille de son flottant et pour la liquidité de son titre, puis réexaminée plusieurs fois par an. Voici la liste complète des quarante sociétés, relevée sur le site d’Euronext le 22 octobre 2026, avec les pondérations publiées au 30 septembre 2026.

Quarante lignes, et une concentration qui surprend toujours un peu : les cinq premières pèsent plus du tiers de l’indice. Cette page donne la liste, société par société, avec le secteur d’activité et le poids quand Euronext le publie. Elle ne traite pas la mécanique de calcul de l’indice, qui a sa propre page.

Entreprise CAC 40 : les deux critères qui décident

Le Conseil scientifique des indices d’Euronext arrête la composition de l’indice. Deux critères commandent l’entrée et le maintien dans la liste. Le premier est la capitalisation boursière flottante, c’est-à-dire la valeur des titres réellement disponibles à l’échange, hors participations stables. Le second est la liquidité : les volumes traités quotidiennement sur Euronext Paris.

Une société dont le flottant se contracte, ou dont les échanges s’assèchent, perd sa place. Une autre la prend. La revue de composition est trimestrielle, avec des ajustements de pondération plus fréquents lorsque le marché bouge vite.

Un point pratique est souvent ignoré : le CAC 40 n’est pas un indice réservé aux sociétés françaises. Airbus, ArcelorMittal, Stellantis, STMicroelectronics et Eurofins Scientific ont leur siège hors de France et figurent pourtant dans la liste, parce que leur titre est coté à Paris. Ce qui compte est la place de cotation, pas le passeport de l’entreprise.

La liste complète des 40 entreprises

Le classement ci-dessous suit les secteurs d’Euronext. Les pondérations sont celles communiquées par l’opérateur au 30 septembre 2026 ; les lignes marquées n.c. figurent dans l’indice sans que leur poids individuel apparaisse dans le document grand public d’Euronext.

Société Mnemonic Secteur Poids (%)
Industrie et services
Schneider Electric SU Industrie 9,55
Airbus AIR Industrie 6,41
Safran SAF Industrie 5,93
Vinci DG Industrie 3,20
Legrand LR Industrie 2,10
Saint-Gobain SGO Industrie 1,74
Thales HO Industrie 1,18
Bouygues EN Industrie n.c.
Bureau Veritas BVI Services aux entreprises n.c.
Eiffage FGR Construction n.c.
Énergie et matières premières
TotalEnergies TTE Énergie 8,79
Air Liquide AI Matériaux de base 6,17
Engie ENGI Services aux collectivités 2,46
ArcelorMittal MT Matériaux de base 1,43
Veolia Environnement VIE Services aux collectivités 1,03
Banque et assurance
BNP Paribas BNP Finance 5,62
AXA CS Finance 4,28
Société Générale GLE Finance 2,66
Crédit Agricole ACA Finance n.c.
Euronext ENX Finance n.c.
Luxe et consommation
LVMH MC Consommation discrétionnaire 5,45
L’Oréal OR Consommation discrétionnaire 5,14
Hermès International RMS Consommation discrétionnaire 2,39
Danone BN Consommation courante 2,16
Michelin ML Consommation discrétionnaire 1,31
Publicis Groupe PUB Consommation discrétionnaire 1,29
Accor AC Consommation discrétionnaire n.c.
Carrefour CA Consommation courante n.c.
Kering KER Consommation discrétionnaire n.c.
Pernod Ricard RI Consommation courante n.c.
Renault RNO Consommation discrétionnaire n.c.
Stellantis STLAP Consommation discrétionnaire n.c.
Santé
Sanofi SAN Santé 4,71
EssilorLuxottica EL Santé 2,68
Eurofins Scientific ERF Santé n.c.
Technologie et télécoms
STMicroelectronics STMPA Technologie 1,69
Orange ORA Télécommunications 1,44
Capgemini CAP Technologie n.c.
Dassault Systèmes DSY Technologie n.c.
Immobilier
Unibail-Rodamco-Westfield URW Immobilier n.c.

Les cinq poids les plus lourds de la liste

Schneider Electric arrive en tête avec 9,55 % de l’indice, devant TotalEnergies à 8,79 %, Airbus à 6,41 %, Air Liquide à 6,17 % et Safran à 5,93 %. Ces cinq lignes dépassent à elles seules 36 % du CAC 40. Aucune pondération ne peut franchir le plafond de 15 % fixé par la méthodologie, mais le déséquilibre reste marqué.

La conséquence est concrète pour qui suit l’indice. Une séance forte sur Schneider Electric ou TotalEnergies déplace le CAC 40 davantage que dix valeurs moyennes réunies. Un trader qui surveille l’indice doit donc regarder ces cinq cours avant d’interpréter une hausse ou une baisse globale.

La composition sectorielle explique aussi le comportement de l’indice face aux taux et au cycle. Trois secteurs dominent : l’industrie, la finance et le luxe. Quand les taux longs montent, la finance profite et le luxe souffre, si bien que les mouvements se compensent parfois en apparence, alors que la dispersion interne est forte.

Les valeurs moyennes pèsent moins qu’on ne le croit

Sur les quarante lignes, une quinzaine pèse moins de 1,5 % chacune. Additionnées, elles représentent environ un cinquième de l’indice, soit à peu près le poids de TotalEnergies et d’Airbus réunis. Autrement dit, la partie la plus visible de la liste, celle que les médias citent le plus, n’est pas celle qui décide de la performance.

Cette asymétrie a deux effets. D’abord, elle rend l’indice moins diversifié qu’il n’y paraît : suivre le CAC 40 revient largement à suivre cinq ou six sociétés. Ensuite, elle crée des écarts fréquents entre la performance de l’indice et celle d’un portefeuille composé de valeurs moyennes du même marché.

Pour un investisseur en actions, la lecture inverse est utile. Si vous cherchez à reproduire l’indice avec un panier réduit, les cinq premiers poids suffisent à expliquer la majorité de la variance. Si vous cherchez au contraire à vous en écarter, c’est sur ces mêmes lignes que votre écart se creusera, à la hausse comme à la baisse.

Ce qui fait bouger la composition

Une entrée ou une sortie ne se décide pas sur un cours de bourse isolé. Le comité examine la capitalisation flottante sur une période, la rotation du titre et la part du flottant réellement négociable. Une OPA, une fusion ou une cession de bloc peuvent modifier la donne en quelques semaines.

Les pondérations, elles, bougent en continu avec les cours, puis sont recalées lors des revues. Une valeur qui monte de 30 % gagne mécaniquement du poids, sans aucune décision de comité. C’est ce qui explique qu’une liste datée de septembre et une liste datée de décembre ne se ressemblent jamais tout à fait, même sans changement de société.

Un dernier point mérite l’attention des traders : les ajustements de pondération peuvent provoquer des flux importants de la part des fonds indiciels. Ces flux ne disent rien de la valeur intrinsèque des sociétés concernées, mais ils déplacent les cours à court terme.

Comment lire cette liste sans se tromper

Trois confusions reviennent souvent. La première porte sur le flottant : une grande entreprise dont l’État ou une famille détient la majorité peut peser moins que sa capitalisation totale ne le suggère. La deuxième concerne le rééquilibrage : la liste publiée en octobre n’est pas nécessairement celle de décembre.

La troisième confusion touche la nature même de l’indice. Acheter un CFD sur le CAC 40 ne vous donne aucun droit sur les actions de ces quarante sociétés : ni dividende, ni vote en assemblée générale. Vous suivez une variation de prix, avec un financement quotidien et un effet de levier qui peut amplifier les pertes comme les gains.

Pour aller plus loin, la page sur la composition et le calcul du CAC 40 détaille la méthode de pondération. Celle sur le trading des indices couvre les instruments disponibles. Et si vous débutez, la analyse technique reste le préalable utile avant de lire un graphique d’indice.

Le CAC 40 parmi les indices parisiens

La liste des quarante ne résume pas la cote parisienne. Le SBF 120 reprend ces quarante valeurs et y ajoute quatre-vingts sociétés des marchés réglementés. Le CAC Next 20 regroupe les vingt premières capitalisations juste derrière l’indice principal, et le CAC Mid 60 couvre les capitalisations intermédiaires.

Cette hiérarchie a une conséquence pratique. Une société qui sort du CAC 40 ne disparaît pas de la cote : elle descend souvent au CAC Next 20, où les volumes sont plus faibles et les écarts de prix plus larges. À l’inverse, une entrée dans l’indice principal s’accompagne d’un surcroît de liquidité, donc d’un spread plus serré pour qui trade l’action.

Questions fréquentes

Combien d’entreprises compte le CAC 40 ? Quarante, exactement. Le nombre est fixe, la composition ne l’est pas : une sortie entraîne une entrée à la même date.

Peut-on trouver cette liste ailleurs que sur le site d’Euronext ? Oui, les courtiers et les sites de bourse la reprennent, mais avec des décalages possibles après un rééquilibrage. La source de référence reste la fiche d’Euronext, mise à jour à chaque revue.

Les entreprises du CAC 40 sont-elles toutes françaises ? Non. Cinq d’entre elles ont leur siège à l’étranger, dont Airbus aux Pays-Bas et ArcelorMittal au Luxembourg. Le critère est la cotation à Paris et la liquidité du titre.

Cette liste suffit-elle pour investir ? Non. Elle donne l’univers de départ, pas une recommandation. Le poids d’une valeur, sa valorisation et ses résultats doivent être examinés séparément, et un investissement en actions comporte un risque de perte en capital.